mercredi 6 octobre 2010

EVOLUTION vers de nouveaux espaces

Nous avons été heureux de partager avec vous nos explorations et notre enthousiasme. Ce dernier message servira de lien, non exhaustif, vers des sites, des livres, utiles à notre évolution intérieure.

Nous ne pouvons affirmer que nous partageons absolument toutes les idées ni tous les concepts que vous y trouverez.
"Ne crois pas tout ce que tu entends...
Mais que ton discernement te guide toujours vers ta propre vérité !"

Il nous reste à grandir, encore, par la découverte du nouveau, perpétuel et renouvelé par lui-même à l'infini présent.

Nous vous souhaitons une belle et grandiose exploration
de LA VIE !

Kane et Nogard




Le Voyage Intérieur - Premier volet

Le Voyage Intérieur - Troisième Volet

livres à lire ou à télécharger

Sylvie Simon "La Nouvelle Conscience Planétaire"

Fraternité Blanche Universelle

Conscience Evolution

Divine Copine

Initiations en Reiki et Flamme Violette

Ascension vers les dimensions supérieures

Nous les dieux

Autres Dimensions

Psychologie de l'Ame

Ascension Planétaire

Terre Nouvelle

Harmonie

Jeshua

Interkeltia - Lettres du Christ

Angel's Place

Les Passeurs

Ere Nouvelle

Kryeon

Eternel Present

Partagez vos découvertes ! Nous les recevrons à cette adresse :
rachelbazmp3@yahoo.fr

Merci !

dimanche 11 avril 2010

Les 3 portes

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

"Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.

"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire

"CHANGE LE MONDE".

"C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas."
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent.

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :

"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
- J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas".
- C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire

"CHANGE LES AUTRES".

"C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
– J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses."
- Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :

"CHANGE-TOI TOI-MÊME".

"Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut quelques succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

- J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser."
"C'est bien," dit le Sage.
- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise."
- C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait

"ACCEPTE-TOI TOI-MÊME."

Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il."
Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?
- J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."
- C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte."

A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut :

"ACCEPTE LES AUTRES".

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.

"Qu'as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier.
- J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement."
- C'est bien," dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. »

Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :

"ACCEPTE LE MONDE".

Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.

"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
- J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à l'accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."
- C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde."

Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.

"Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence".

Et le Vieil Homme disparut.


(Texte proposé par Françoise Laurent)

L'amour Inconditionnel

Puis-je être moi-même à tout moment, et puis-je permettre aux autres d'être eux-mêmes
sans les juger, les conditionner, les critiquer ?
Suis-je capable d'aimer, d'aimer encore et toujours, sans rien demander en
retour?
Si je peux répondre oui à cette question, alors je peux apprendre à aimer sans
condition.
Puis-je aimer quelqu'un avec la même profondeur et le même degré, que nous
soyons ensemble ou séparés ?
Est-ce que je suis capable d'aimer encore quelqu'un même si je n'approuve pas
quelque chose qu'il ait dit ou fait ?
Suis-je capable d'aimer quelqu'un à un tel point que je sois prêt à le laisser aller
pour qu'il grandisse et qu'il mûrisse ?
Suis-je capable d'aimer quelqu'un suffisamment au point de cesser de l'aider si,
en continuant de l'aider, cela va retarder sa croissance et son évolution ?
Suis-je capable d'aimer suffisamment au point de voir cette personne me quitter
pour quelqu'un d'autre, et ne garder ni amertume, ni ressentiment, ni jalousie ?

Eileen CADDY

samedi 10 avril 2010

Ton Âme

Message reçu par Patrick Giani le Samedi 5 Septembre 1998

Bonjour, je suis ton âme.
Tu ne me connais pas très bien et pourtant je suis toujours à tes côtés.
J’assiste à tous les événements de ta vie, sans te juger, sans prendre parti ni te
commander. Pourtant, il m’arrive de partager tes malheurs et tes moments de
bonheur, car je suis très liée à toi.
Je suis heureuse lorsque tu ris de bon coeur,
Lorsque tu pleures de joie,
Lorsque tu laisses ton regard flotter sur la ligne d’horizon,
Lorsque tu te connectes à la Nature,
Lorsque tu pries et lorsque tu médites.
Je suis heureuse lorsque tu donnes au mendiant,
Lorsque tu aides celui qui est dans le besoin,
Lorsque tu rends service à ton prochain.
Je suis heureuse lorsque tu ouvres ton coeur,
Lorsque tu aimes avec ferveur et sincérité.
Je suis malheureuse lorsque tu t’éloignes de moi,
Lorsque tu ignores les lois de la Vie,
Lorsque tu crois pouvoir tout faire par toi-même,
Lorsque tu négliges ceux qui t’aiment,
Lorsque tu t’isoles de tout en pensant fermement que tu as raison.
Je suis malheureuse lorsque tu ne crois plus en rien,
Lorsque tu épouses l’avarice, l’orgueil et la suffisance
En pensant que le monde est fait ainsi
Et que seule la réalité compte.
Je suis malheureuse mais je ne le montre pas.
Je suis malheureuse mais j’attends que tu reviennes à moi,
Que tu me demandes conseil, que tu pleures sur mon épaule.
À ce moment-là, je sais que je compte pour toi
Et je me sens de nouveau exister.
Oui, je suis ton âme et je t’aime.
Comme le capitaine du navire,
Je te laisse la barre et je te fais confiance,
Quoi qu’il arrive. Et comme le capitaine,
Sache que je n’abandonnerai jamais le navire.

jeudi 8 avril 2010

Les relations dans l'ère nouvelle

Ce channelling a été présenté en direct le 5 février 2006 à Oisterwijk, aux Pays-Bas. Le langage parlé a été légèrement révisé pour améliorer la lisibilité.


Chers amis, c'est pour moi une grande joie et un grand bonheur d'être avec vous aujourd'hui. Mon énergie circule parmi vous et comme vous pouvez le voir, ce n'est pas une conférence au sens traditionnel. Une certaine qualité d'énergie est transmise, en plus de l'information, et vous en faites autant partie que moi, Pamela et Gerrit. Par le fait que nous soyons réunis ici, nous créons un champ, un vortex d'énergie dans cette pièce, en ce point d'ouverture à la terre. C'est pourquoi ce lieu est sacré. En tout lieu où des gens, des anges dans des corps humains, se rassemblent et s'unissent dans l'intention d'ensemencer la terre de leur lumière, le sol devient sacré.

J'aimerais parler brièvement du phénomène de channeling qui est devenu récemment si populaire. Vous connaissez tous le concept de prana, employé dans le yoga et la philosophie orientale. Le prana est une énergie spirituelle que vous absorbez à chaque respiration. L'idée est qu'en respirant vous n'inhalez pas seulement de l'oxygène mais aussi une énergie vitale, une énergie cosmique qui dépasse le physique et vous permet de vivre. Or, j'aimerais préciser ceci : de même que tout le monde absorbe du prana en même temps que de l'oxygène, tout le monde sert continuellement de canal à sa façon. Le channeling n'est pas réservé à quelques personnes qui ont un don spécial. C'est la chose la plus naturelle qui soit. Voyez-vous, il vous est impossible de vivre sans énergie cosmique. Vous ne pouvez pas exister, vivre et prospérer sans absorber de l'énergie cosmique. Tout comme vous ne pouvez pas vivre uniquement d'oxygène, vous ne pouvez pas non plus fonctionner, même de manière primaire, sans une connexion avec l'énergie cosmique qui est votre foyer. La terre et le cosmos, l'oxygène et le prana, sont ensemble nécessaires pour vous manifester complètement en tant qu'êtres humains dans la réalité terrestre. Dans le message précédent, je vous ai appelés « les gardiens », ceux qui ouvrent la porte à plus de lumière sur la terre. Mais vous êtes aussi les constructeurs de pont, ceux qui servent de médiateurs entre la terre et le cosmos, ceux qui canalisent l'énergie cosmique vers la terre. C'est quelque chose que vous faites déjà et que vous avez besoin de faire pour vous sentir joyeux, à votre place et en bonne santé. Vous servez de canal chaque fois que vous utiliser votre intuition, chaque fois que vous vous intériorisez et que vous êtes à l'écoute de ce qu'il se passe pour vous et comment vous aimeriez que ça change. A ces moments-là, vous formez un canal avec votre Soi et vous entrez en relation avec la sagesse de sphères cosmiques non-terrestres, qui peuvent vous aider à atteindre vos buts ici sur la terre. Vous formez chacun un canal pour vous réaligner avec votre Être, situé en-dehors du temps et de l'espace.

Aujourd'hui, nous partageons nos énergies et sommes réunis pour canaliser une énergie cosmique qui essaie de trouver son chemin vers la terre en cette ère nouvelle. L'ère nouvelle n'est plus une vision du futur. Elle se manifeste déjà dans la vie quotidienne d'innombrables individus. Si vous lisez le journal ou regardez les nouvelles à la télévision, vous aurez peut-être l'impression que ce n'est pas encore d'actualité. Mais l'éveil suscité par l'ère nouvelle commence à un niveau individuel et non à celui des gouvernements, des institutions et des organisations. C'est dans votre existence quotidienne qu'un nouveau courant d'énergie se présente. C'est le courant de votre coeur qui vous invite et vous fait signe de vivre et d'agir selon sa légèreté et sa sagesse. C'est ainsi qu'a lieu l'avènement de l'ère nouvelle, grâce au fait que des individus ordinaires sont attentifs aux murmures de leur coeur. Spirituellement, la base de tout changement ou transformation réels s'établit toujours au niveau de l'individu. L'énergie éveillée dans votre coeur trouvera graduellement son chemin à travers les institutions et les organisations qui s'accrochent encore aux vieux paradigmes de la conscience fondée sur l'ego. De vieux remparts du pouvoir s'effondreront, non par la violence mais par la tendre énergie du coeur. Si le coeur prend le dessus, l'ancien monde va disparaître, non sous la pression du pouvoir et de la violence, mais sous la pression de l'amour.

Dans cette ère nouvelle, les relations subissent une transformation majeure. Ce sont pour vous la source de vos émotions les plus intimes, allant de la grande joie à l'extrême souffrance. Dans vos relations, vous pouvez prendre conscience d'une douleur intérieure qui, dans son essence, est bien plus ancienne que la relation, plus ancienne même que votre existence humaine.

Actuellement, vous êtes invités et souvent mis au défi d'accomplir une profonde autoguérison dans le domaine de vos relations. Grâce à la nouvelle énergie qui se présente, il vous est possible de transformer les éléments destructeurs d'une relation en un courant d'énergie positif et fluide, entre vous et l'autre personne. Toutefois, la guérison et la transformation personnelle peuvent aussi signifier que vous renonciez à des relations qui ne favorisent pas votre expression personnelle. Cela signifie souvent que, même si vous aimez beaucoup quelqu'un, vous devrez peut-être lui dire adieu, parce que votre chemin de vie vous conduit ailleurs. Que cela vous mène à un renouveau ou à une séparation, vous êtes tous mis au défi d'affronter les questions les plus profondes dans ce secteur des liens personnels. L'appel du coeur, l'énergie fondée sur le coeur caractéristique de l'ère nouvelle, sont entrés dans votre vie et vous ne pouvez plus les ignorer.

Afin d'expliquer pourquoi les relations peuvent tant vous blesser et mettre votre vie sens dessus-dessous, j'aimerais parler d'une très ancienne douleur que vous portez dans votre âme. Elle est très ancienne, bien plus ancienne que cette vie, plus ancienne même que toutes vos vies précédentes sur la terre. Je veux vous ramener à la douleur de naissance originelle de votre âme.

« En ce temps-là » tout était complet et non-divisé. Vous est-il possible d'imaginer cela ? Laissez votre imagination voyager librement un instant. Imaginez : vous n'êtes pas dans un corps, vous êtes pure conscience et vous faites partie d'un immense champ d'énergie qui vous entoure de façon confortable. Vous avez le sentiment d'appartenir à cette unité et d'être chéris sans conditions. Ressentez comme ce champ d'énergie vous recouvre telle une couverture immensément douillette, une énergie débordante d'amour qui vous permet d'explorer et de vous développer librement, sans jamais douter de vous-mêmes ni de votre droit intrinsèque à être ce que vous êtes. Pas d'inquiétude, pas de peur. Ce sentiment de sécurité et de confort constituait les conditions prénatales à partir desquelles vous avez émergé en tant qu'âme individuelle. C'était une matrice cosmique. Même si c'est très éloigné de votre état actuel, votre coeur est encore nostalgique de cette sensation d'être complet et entier, de ce sentiment de sécurité absolue que vous connaissiez sous cette couverture d'amour et de bienveillance. Cette sensation d'unité dont vous avez le souvenir, c'était Dieu. Ensemble sous cette couverture d'amour, vous formiez Dieu.

Dans cette conscience divine, cette couverture d'amour, il a été décidé à un certain point de créer une nouvelle situation. C'est très difficile de mettre cela en mots humains, mais peut-être pouvez-vous imaginer qu'en Dieu, cet esprit d'unité, il y avait un rêve de quelque chose de différent, d'autre chose que l'unité. Il y avait, pour ainsi dire, un rêve d'expérience. Lorsque vous êtes complètement assimilé dans une totalité d'être pur, vous n'expérimentez pas les choses, vous êtes tout simplement. En dépit de l'extase et de la sécurité absolue de cet état d'être, il y avait une part de Dieu, une part de cet esprit cosmique, qui voulait explorer et évoluer. Cette part s'est séparée d'elle-même.

Vous êtes cette part de Dieu. A un certain point, votre conscience était d'accord pour cette expérimentation de quitter l'unité et devenir un « je », une entité en soi, un esprit individuel délimité. C'était un pas immense. Du tréfonds de votre être, vous aviez le sentiment que c'était une bonne chose. Vous aviez le sentiment que ce rêve de créativité et de renouveau était une aspiration positive et valable. Mais au moment où vous avez quitté le champ d'unité, il y a eu une douleur. Pour la première fois de toute votre mémoire, pour la première fois de votre vie, il ya eu une profonde douleur. Vous étiez arrachés d'une sphère d'amour et de sécurité qui avait été complètement évidente pour vous. C'est à cette douleur de naissance que j'ai fait référence. Même pendant cette première expérience intense de désolation, quelque chose au fond de votre être vous disait que tout allait bien, que c'était vous qui aviez fait ce choix. Mais la douleur était si vive que cela vous a rendus confus et désorientés à la surface de votre être. Il s'est avéré très difficile de rester en contact avec la connaissance plus en profondeur, ce niveau intérieur où vous êtes Dieu et où vous savez que tout est bien.

Cette part tourmentée née à cette époque, je l'appelle l'enfant intérieur. Votre âme, votre individualité unique, porte en elle les extrêmes d'une pure connaissance divine d'une part et celui d'un enfant cosmique traumatisé d'autre part. Cette unité de Dieu et de l'Enfant, de la connaissance et de l'expérience, a commencé un long voyage. Vous étiez une âme individuelle débutante. Vous avez commencé à étudier et expérimenter le « je », l'individu délimité.

Dieu avait transformé une part de sa divinité en âme. L'âme avait besoin d'expérience pour retrouver ses origines divines. L'âme avait besoin d'être vivante, d'expérimenter, de découvrir, de s'autodétruire et de se recréer afin de savoir ce qu'est l'âme en réalité, c'est à dire Dieu. L'évidence d'être Un et entier avait été anéantie et devait être regagnée par l'expérience. C'était en soi un haut-fait de créativité. L'avènement de la conscience du « je » était un miracle ! Cela n'avait jamais existé auparavant.

Vous essayez souvent de transcender les limites de votre « je » afin de vivre à nouveau l'unité profonde. On pourrait dire que c'est le but de votre quête spirituelle. Mais considérez un instant : du point de vue de Dieu, c'est le « je », la séparation, qui constituent le miracle ! L'état d'être UN était la situation normale, « comme cela avait toujours été. »

Dans ce miracle d'être une âme individuelle, résident une grande beauté, de la joie et de la puissance créatrice. La raison pour laquelle vous ne le vivez pas ainsi, c'est que vous luttez encore avec votre douleur natale d'âme. Quelque part au fond de vous, le cri primal d'angoisse et de trahison résonne encore : c'est la mémoire d'être arrachés de votre Mère/Père, de la couverture omniprésente d'amour et de sécurité.

Au cours de votre voyage à travers le temps et l'expérience, vous êtes passés par tant de choses. Vous avez essayé toutes sortes de formes différentes. Il y a eu pas mal d'incarnations où vous n'aviez pas la forme d'un corps humain, mais ce n'est pas notre propos d'aujourd'hui. Ce qui est important pour moi dans ce contexte, c'est que tout au long de cette très longue histoire, vous avez été guidés par deux motifs différents. D'une part, il y avait le goût de l'exploration, de la création et du renouveau et d'autre part, il y avait la nostalgie, le sentiment d'être chassés du paradis et une solitude écrasante.

Grâce à votre part aventureuse, progressiste, cette énergie qui vous a poussés hors de la matrice cosmique, vous avez expérimenté et créé beaucoup de choses. Mais à cause de la douleur natale et de la nostalgie que vous portez en vous, vous avez dû aussi affronter beaucoup de traumas et de désillusions. Vos créations n'ont donc pas toujours été bienveillantes. Au cours de votre voyage à travers le temps et l'espace, vous avez fait des choses que vous avez regrettées par la suite, des choses que vous pourriez qualifier de « mauvaises » entre guillemets. Ces actions étaient, de notre point de vue, simplement le résultat de votre détermination à plonger dans l'aventure et l'expérience de l'inconnu. Voyez-vous, sitôt que vous décidez de devenir un individu, de vous séparer de l'évidente unité, vous ne pouvez pas vivre uniquement la lumière. Il vous faut trouver tout ce qui a une forme nouvelle. C'est ainsi que vous faites aussi l'expérience des ténèbres. Vous vivez tout ce qui existe, en passant par tous les extrêmes.

Au point actuel de votre évolution, vous commencez à comprendre que tout dépend de votre aptitude à accepter votre « je » en vérité. Cela concerne l'acceptation réelle de votre divinité et, à partir de cette conscience de soi, vivre la joie et l'abondance. Au moment de votre naissance cosmique, au moment où cette désolation et cette douleur vous ont enveloppés, vous avez commencé à avoir l'impression d'être minuscules et insignifiants. A partir de là, vous avez commencé à chercher quelque chose qui pourrait vous sauver, une puissance ou une force en-dehors de vous, un dieu, un chef, un partenaire, un enfant, etc. Dans le processus d'éveil que vous vivez actuellement, vous réalisez que la sécurité essentielle dont vous rêvez ne doit pas être trouvée au-dehors, que ce soit un parent, un amoureux ou un dieu. Quelle que soit la force avec laquelle cette aspiration ou cette nostalgie puissent être réactivées dans une relation particulière, vous n'y trouverez pas cette sécurité essentielle, pas même dans une relation avec Dieu.

Car le Dieu en qui vous croyez, le Dieu qui vous a été transmis par la tradition et qui influence encore lourdement votre perception, est un Dieu en-dehors de vous. C'est un Dieu qui planifie les choses pour vous, qui trace pour vous votre chemin. Mais ce Dieu n'existe pas. Vous êtes Dieu. Vous êtes cette part créatrice de Dieu qui a décidé de suivre son chemin personnel et de vivre les choses de manière entièrement nouvelle. Vous étiez confiants dans le fait que vous réussiriez à vous guérir de la blessure initiale de votre naissance. On pourrait dire que l'énergie expansive d'exploration et de renouveau est une énergie masculine, tandis que l'énergie d'unification, de réunion, l'énergie du Foyer, est une énergie féminine. Ces deux énergies appartiennent à votre essence. En tant qu'âme, vous n'êtes ni homme ni femme. En votre essence, vous êtes à la fois homme et femme. Vous avez commencé votre voyage avec ces deux ingrédients. A présent, il est temps de les laisser travailler ensemble en harmonie, c'est à dire de faire l'expérience en vous-mêmes de cette entièreté. Après avoir dénié votre grandeur pendant si longtemps, vous allez commencer à réaliser enfin qu'il n'y a pas d'autre alternative que celle d'être ce Dieu dont vous rêvez.

C'est l'étape ultime vers l'illumination : réaliser que vous êtes ce Dieu que vous désirez ardemment. Il n'y a rien en-dehors de vous qui puisse vous amener au coeur de votre souveraineté, de votre entièreté. Vous êtes cela, vous êtes l'Un et l'avez toujours été ! C'est vous que vous avez toujours attendu.

Allumer cette flamme de conscience de soi suscite une telle joie, un tel sentiment de retour à la maison que cela place toutes vos relations dans une perspective nouvelle. Par exemple, vous vous sentez moins concernés par ce que les autres vous disent. Si quelqu'un vous critique ou se méfie de vous, vous n'en faites pas automatiquement une affaire personnelle. Vous êtes moins affectés ou prompts à réagir. Vous lâchez prise plus facilement et le besoin de vous défendre, à la fois envers vous et envers l'autre personne, tombe de lui-même. Lorsque vous êtes facilement affectés dans vos émotions par ce qu'une autre personne pense de vous, cela indique que vous vous méprisez et que cela vous incite à accorder de la valeur aux opinions négatives des autres. Vous ne trouverez pas de solution à ce mépris en provoquant un conflit avec l'autre mais seulement en vous intériorisant et en contactant les plaies émotionnelles qui sont en vous. Celles-ci sont bien plus anciennes que ce moment précis de rejet.

En fait, toute souffrance liée au rejet, toute souffrance relationnelle, est un rappel de la souffrance natale originelle non guérie. Vous avez peut-être l'impression que je prends un raccourci en disant cela, car il y a toutes sortes de situations complexes dans les relations, qui semblent indiquer une cause plus proche. Vous pouvez avoir l'impression que votre souffrance est causée par ce que votre partenaire a fait ou n'a pas fait. Vous pouvez avoir l'impression que quelque chose en-dehors de vous est la cause de votre souffrance. Et par conséquent, vous pensez que la solution à votre problème se trouve dans le comportement de l'autre. Mais laissez-moi vous dire : à la base, vous êtes occupés à guérir une souffrance ancienne en vous. Si vous n'avez pas conscience de cela, vous allez probablement vous emmêler dans des histoires relationnelles qui peuvent s'avérer extrêmement douloureuses.

Spécialement dans les relations homme/femme (les relations amoureuses), bien souvent vous essayez de forger une sorte d'unité et de sécurité entre vous semblable à l'état primordial d'unité dont vous avez un vague souvenir. Dans votre subconscient, vous essayez de recréer le sentiment d'être enveloppés confortablement dans une couverture d'amour inconditionnel et d'acceptation. Il y a un enfant en vous qui réclame à grands cris cette acceptation inconditionnelle. Alors, si cet enfant en vous entoure de ses bras l'enfant qui est dans votre partenaire, trop souvent une étreinte étouffante en résulte, qui bloque toute expression authentique des deux partenaires.

Ce qu'il se passe, c'est que vous devenez dépendants émotionnellement l'un de l'autre, et alors vous allez avoir besoin de l'amour ou de l'approbation de l'autre pour votre bien-être. La dépendance appelle toujours des réactions de pouvoir et de contrôle, car avoir besoin de l'autre égale vouloir contrôler son comportement. Et c'est le début d'une relation destructrice. Renoncer à votre individualité dans une relation, guidés par un rêve subconscient d'unité absolue, est destructeur à votre égard autant qu'à celui de l'autre personne.

L'amour vrai entre deux personnes présente deux champs d'énergie capables de fonctionner en complète indépendance l'un de l'autre. Chaque champ d'énergie est une unité en elle-même et se relie à l'autre sur la base de cette unité. Dans les relations où les partenaires sont dépendants l'un de l'autre, vous trouverez une tension non-coordonnée vers une « complétude organique », ne voulant pas ou n'étant pas capables de fonctionner sans l'autre. Cela mène à un entremêlement d'énergies que l'on peut observer dans les champs auriques sous la forme de cordes d'énergie au moyen desquelles les partenaires se nourrissent mutuellement. Ils se nourrissent des énergies toxiques de dépendance et de contrôle. Ce genre d'entremêlement énergétique indique que vous ne prenez pas la responsabilité de vous-mêmes et que vous n'affrontez pas la vieille blessure de votre âme que vous seuls pouvez guérir. Si seulement vous acceptiez de vous adresser à cette souffrance intime et d'en prendre la responsabilité, vous verriez que vous n'auriez plus jamais besoin de quelqu'un d'autre pour être entiers et vous seriez libérés de l'aspect destructeur de la relation.

Les relations karmiques

Danc ce contexte, j'aimerais parler des relations karmiques. C'est à dire des relations entre personnes qui se sont déjà connues dans d'autres vies et ont vécu des émotions intenses l'une pour l'autre. Le signe distinctif d'une relation karmique est que les partenaires sont porteurs d'émotions non-résolues telles que la culpabilité, la peur, la dépendance, la jalousie, la colère ou quelque chose de ce genre. A cause de cette charge émotionnelle non-résolue, ils sont attirés l'un vers l'autre dans une autre incarnation. Le but de cette nouvelle rencontre est de fournir une opportunité de résoudre le problème sur le vif. Cela se passe en recréant le même problème en peu de temps. Lorsqu'ils se rencontrent pour la première fois, les protagonistes karmiques ressentent un besoin urgent de se rapprocher et quelque temps après, ils commencent à rejouer les mêmes vieux schémas de rôles émotionnels. La scène est maintenant prête pour faire face une nouvelle fois au vieux problème et peut-être le gérer de manière plus éclairée. Le propos spirituel de cette rencontre renouvelée est que les deux partenaires puissent faire d'autres choix que ceux qu'ils ont faits précédemment.

Je vais vous donner un exemple : imaginez une femme qui, dans une vie passée, avait un mari très possessif et tyrannique. Elle l'a supporté pendant un certain temps, mais un jour, elle a décidé qu'elle en avait assez et elle a rompu leur relation. Après cela, le mari s'est suicidé. La femme a eu des remords. Elle s'est crue coupable. Peut-être aurait-elle pu lui donner une autre chance ? Elle a passé le reste de sa vie avec ce sentiment de culpabilité.

Ils se retrouvent dans une autre vie. Il y a entre eux une attirance étrange. Au début, l'homme est exceptionnellement charmant et elle est le centre de son attention. Il l'adore. Ils entrent en relation. Mais dès cet instant, il devient de plus en plus jaloux et possessif. Il la soupçonne d'adultère. Elle se trouve dans un conflit intérieur. Elle est en colère et exaspérée du fait qu'il l'accuse mais elle a aussi l'impression d'avoir l'étrange obligation de lui pardonner et de lui donner une nouvelle chance. « C'est un homme blessé, pense-t-elle ; il n'y peut rien s'il a cette peur d'être abandonné. Peut-être puis-je l'aider à surmonter cela. » Elle justifie ainsi son comportement mais en fait, elle permet la violation de ses limites. La relation affecte négativement son estime d'elle-même. Le choix le plus libérateur que cette femme puisse faire maintenant serait de rompre cette relation et de suivre son chemin sans ressentir de culpabilité. La souffrance et la peur du mari ne sont pas de sa responsabilité. Sa souffrance à lui et sa culpabilité à elle les ont menés à une relation destructrice. Leur relation était déjà chargée émotionnellement à cause d'une vie précédente. Ils se sont de nouveau rencontrés afin de permettre à la femme d'apprendre à lâcher prise sans éprouver de culpabilité et à l'homme d'apprendre à s'assumer émotionnellement. Donc, la seule solution est de rompre la relation. La solution pour le karma de cette femme est de lâcher prise une fois pour toutes de sa culpabilité. L'erreur qu'elle a faite dans sa vie précédente n'était pas d'avoir quitté son mari, mais de se sentir responsable de son suicide. Le départ de sa femme dans cette vie confronterait à nouveau l'homme à sa souffrance et lui offrirait une nouvelle opportunité de faire face à ses émotions au lieu d'y échapper.

Vous pouvez reconnaître une rencontre karmique au fait que l'autre personne vous semble tout de suite étrangement familière. Bien souvent, il y a aussi une attirance mutuelle, quelque chose comme une force dans l'air qui vous presse d'être ensemble et de vous découvrir l'un et l'autre. Si l'opportunité se présente, cette forte attirance peut évoluer en relation amoureuse ou en folie furieuse. Les émotions que vous vivez peuvent s'avérer si puissantes que vous avez l'impression d'avoir rencontré votre âme jumelle. Mais les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent. Dans de telles relations, il y aura toujours des problèmes qui referont surface un jour ou l'autre. Bien souvent, les partenaires se retrouvent dans des conflits psychologiques qui ont pour ingrédients principaux le pouvoir, le contrôle et la dépendance. Ils répètent en cela une tragédie d'une vie passée qu'ils reconnaissent de manière subconsciente. Dans une vie passée, ils ont pu être amants, parent et enfant, chef et subalterne, ou tout autre type de relation. Mais ils ont toujours touché l'autre en profondeur par des actes d'infidélité, d'abus de pouvoir ou au contraire, par une affection trop forte. Il y a eu une rencontre très profonde entre eux qui a occasionné des cicatrices et des traumas émotionnels. C'est pourquoi les forces d'attraction autant que de répulsion peuvent être si violentes lorsqu'ils se rencontrent à nouveau dans une nouvelle incarnation.

L'invitation spirituelle qui est faite à toutes les âmes qui se trouvent ainsi emmêlées est de lâcher prise l'une de l'autre et de devenir des entités par elles-mêmes, libres et indépendantes. Les relations karmiques mentionnées ici ne sont presque jamais des relations à long-terme, stables, affectueuses. Elles sont plus destructrices que guérisseuses. Très souvent, le but essentiel de la rencontre est de réussir à lâcher prise l'un de l'autre. C'est quelque chose qui n'a pas pu se faire dans une ou plusieurs vies passées mais il y a à présent une autre opportunité de se délivrer l'un de l'autre dans l'amour.

Si vous vous trouvez dans une relation caractérisée par d'intenses émotions, qui suscite beaucoup de souffrance et de chagrin mais dont vous n'arrivez pas à vous libérer, s'il vous plaît, comprenez bien que rien ne vous oblige à rester avec l'autre personne. Comprenez aussi que des émotions intenses sont plus souvent synonymes de souffrance profonde que d'amour mutuel. L'énergie de l'amour est dans son essence calme et paisible, insouciante et inspirante. Elle n'est pas pesante, épuisante ni tragique. Si une relation a ces caractéristiques, il est temps de lâcher prise plutôt que « travailler dessus » à nouveau.

Vous en arrivez parfois à vous convaincre qu'il vous faut rester ensemble parce que vous « partagez ce karma » et que vous devez « résoudre des choses ensemble ». Vous invoquez la nature du karma comme un argument pour prolonger la relation, alors que vous souffrez tous deux intensément. En fait, vous déformez le concept de karma. Vous ne résolvez aucun karma ensemble ; le karma est quelque chose d'individuel. Le seul karma en jeu dans de telles relations, comme je l'ai mentionné auparavant, requiert souvent un lâcher-prise total, que vous vous retiriez complètement de cette relation pour faire l'expérience d'être complets en vous-mêmes. Là encore, résoudre un karma est quelque chose que l'on fait seuls. Une autre personne peut toucher ou réactiver quelque chose en vous qui crée un drame entre vous. Mais cela reste votre seule tâche et votre défi de gérer votre blessure intérieure, et non les problèmes de l'autre personne. Vous n'êtes responsables que de vous.

C'est important de comprendre cela, parce que c'est le principal piège dans les relations. Vous n'êtes pas responsable de votre partenaire et il n'est pas responsable de vous. La solution de vos problèmes ne réside pas dans le comportement de l'autre personne. Vous êtes parfois tellement connectés à l'enfant intérieur de votre partenaire, la part de lui qui est blessée, que vous avez le sentiment que vous seuls pouvez le secourir. Ou alors, votre partenaire peut essayer de faire la même chose pour vous. Mais cela ne va pas marcher. Vous allez renforcer les sentiments de victime et d'impuissance en l'autre personne, alors qu'il serait plus utile en fin de compte de tirer un trait et de vous assumer. C'est votre destinée d'être capables de vous sentir entiers et complets, entièrement autonomes. C'est la condition la plus importante pour une relation vraiment épanouissante.

Les relations de guérison

Il y a des relations qui guérissent et d'autres qui détruisent. Une caractéristique des relations qui guérissent est que les partenaires se respectent l'un et l'autre tels qu'ils sont, sans essayer de se changer l'un et l'autre. Ils ont beaucoup de plaisir en compagnie l'un de l'autre mais ne se sentent pas mal à l'aise, désespérés ou solitaires si l'autre n'est pas à proximité. Dans ce genre de relation, vous offrez de la compréhension, du soutien et des encouragements à celui que vous aimez sans essayer de résoudre ses problèmes. Il y a de la liberté et de la paix dans leur relation. Il peut bien sûr y avoir des malentendus de temps en temps, mais les émotions soulevées sont de courte durée. Les deux partenaires sont prêts à pardonner. Il y a entre eux une connexion de coeur, grâce à laquelle ils ne font pas une affaire personnelle des émotions ou des erreurs de l'autre personne. Parce que cela ne touche pas un niveau de souffrance plus profond, ils n'y attachent pas trop d'importance. Emotionnellement, les deux partenaires sont indépendants. Ils ne tirent pas leur force et leur bien-être de l'approbation ou de la présence de leur partenaire. Il ou elle ne comble pas un vide dans leur vie mais y ajoute quelque chose de neuf et de vital.

Dans une relation de guérison, il se peut que les partenaires se connaissent aussi depuis une ou plusieurs vies passées. Mais dans ce cas, il n'y a presque jamais de fardeau karmique émotionnel tel que décrit ci-dessus. Les deux âmes se sont peut-être connues dans une vie passée dans un registre essentiellement solidaire et bienveillant. En tant qu'amis, partenaires ou parent et enfant, ils se sont reconnus comme âmes-soeurs. Cela crée un lien indissoluble tout au long de plusieurs vies.

Je vais vous donner un autre exemple. Un jeune homme grandit dans une famille pauvre quelque part au Moyen-âge, il est gentil et sensible et ne s'accorde pas trop avec son environnement. Sa famille est composée de gens laborieux, plutôt grossiers qui apprécient peu sa nature rêveuse et non-pratique. Une fois adulte, il entre au monastère. Il n'y est pas non plus très heureux, car la vie est étroitement réglée et il y a peu de chaleur humaine ou de solidarité parmi les gens qui y vivent. Cependant, il y a un homme un peu différent. C'est un prêtre d'un rang supérieur mais qui n'est pas autoritaire et qui s'intéresse réellement à lui. De temps en temps, il s'enquiert de ce qu'il vit et il lui alloue quelques travaux agréables, tels que du jardinage. Chaque fois qu'ils se voient, il y a un sentiment de reconnaissance, d'affinité entre eux. Il y a une connexion silencieuse au niveau du coeur. Bien qu'ils ne se voient pas souvent et qu'ils se parlent peu, ce prêtre est une source d'encouragement et d'espoir pour le jeune homme.

Dans une vie ultérieure, ce jeune homme est une femme. Une fois encore, elle est d'une nature douce et rêveuse. Elle a des difficultés à s'assumer. Une fois adulte, elle se retrouve empêtrée dans un mariage avec un homme autoritaire et tyrannique. Au début elle était amoureuse de son charisme puissant, mais plus tard, elle réalise à quel point sa domination l'étouffe et l'opprime. Néanmoins, il lui est difficile de se libérer de lui. A son travail, elle mentionne parfois ce fait à un collègue un peu plus âgé. Il l'encourage à s'affirmer et à rester fidèle à ses vrais besoins. Chaque fois qu'ils se parlent, elle sait intuitivement qu'il a raison. Puis après de nombreux conflits intérieurs, elle divorce de son mari. Le contact avec son collègue évolue. Elle a de l'affection pour lui. Il se trouve qu'il est célibataire. Elle se sent tellement bien avec lui qu'elle a l'impression qu'ils se connaissent depuis longtemps. Ils commencent une relation affectueuse, détendue et bénéfique pour tous les deux. La sympathie qui était entre eux dans une vie passée prend maintenant la forme d'une relation épanouissante entre époux.

C'est une relation de guérison. La femme a pris une décision essentielle en quittant son mari et en choisissant sa vie. Ce faisant, elle a affirmé son indépendance émotionnelle. C'est ce qui a créé la base d'une relation épanouissante et équilibrée avec une âme en affinité.

Les âmes jumelles

A ce point, j'aimerais vous parler du concept d'âmes jumelles, qui vous est probablement familier. L'idée d'âmes jumelles exerce sur vous une grande fascination. Bien que ce soit potentiellement dangereux, parce que ce peut être interprété de façon à renforcer la douleur de naissance et votre dépendance émotionnelle, plutôt que de les résoudre. Cela arrive si vous concevez le concept d'âmes jumelles comme le fait qu'une autre personne vous convient parfaitement et vous complète. C'est le concept de l'âme jumelle qui est votre moitié. Vous supposez alors que l'unité et la sécurité dont vous manquez si cruellement seront trouvées chez une personne qui est votre double parfait.

Selon cette notion immature des âmes jumelles, on considère que les âmes sont deux moitiés qui ensemble forment une unité. Généralement, les deux moitiés sont homme et femme. Cette notion suggère donc non seulement que vous êtes incomplets, mais aussi que dans votre essence, vous êtes homme ou femme. Vous voyez probablement que cette notion d'âmes jumelles n'est pas saine d'un point de vue spirituel. Elle vous rend dépendants de quelque chose qui est à l'extérieur de vous. Elle dénie l'origine divine qui implique que vous soyez tout, homme et femme, et que vous êtes entiers et complets en vous-mêmes. Cela crée toutes sortes d'illusions qui vous éloignent de chez vous. Et par « chez vous », j'entends votre Soi, la divinité de votre « je ». Aucune âme n'est supposée être la moitié d'une autre.

Les âmes jumelles existent bien et elles sont littéralement ce que ce mot implique : elles sont jumelles. Ce sont des âmes qui ont la même tonalité vibratoire, ou l'on pourrait dire aussi qu'elles sont nées en même temps, comme c'est le cas des jumeaux biologiques. Le moment particulier de la naissance, ce moment unique dans le temps et l'espace, donne une tonalité unique aux âmes qui prennent vie. Elles ne sont aucunement dépendantes l'une de l'autre. Elles ne sont ni homme ni femme. Mais elles sont certainement accordées l'une à l'autre en tant qu'esprits en affinité.

Quelle est la raison pour la création d'âmes jumelles ? Pourquoi existent-elles ? Vous pensez souvent que la raison d'être de quelque chose est le processus d'apprentissage que cela effectue. Mais tel n'est pas le cas des âmes jumelles. La raison de l'existence des âmes jumelles n'est pas d'apprendre quelque chose. Le but est simplement la joie et la créativité. Les âmes jumelles n'ont aucune fonction dans la dualité. Vous rencontrerez votre âme jumelle lorsque vous transcenderez la dualité, lorsque vous vous identifierez à nouveau avec le Dieu en vous qui est entier, indivisé et capable de prendre toute forme ou apparence. Les âmes jumelles se rencontrent lors de leur voyage de retour chez elles.

Revenons un instant au début du voyage. Au moment où vous quittez l'état d'unité et que vous devenez un individu, vous entrez dans la dualité. Soudain, il y a la lumière et l'obscurité, le grand et le petit, la santé et la maladie, etc. La réalité est éclatée. Vous n'avez plus de cadre de référence pour ce que vous êtes en réalité. Avant, vous tiriez votre identité du fait d'« être une partie d'un tout ». A présent, vous êtes une parcelle solitaire arrachée du tout. Mais à votre insu, quelqu'un vous accompagne, qui est votre égal, qui vous ressemble comme deux gouttes d'eau. Vous occupiez le même espace sous la couverture d'unité, si proches l'une de l'autre que vous ne saviez pas que vous étiez deux jusqu'à votre naissance. Ce qui vous connecte toutes deux est au-delà de la dualité, c'est quelque chose qui précède l'histoire de la dualité. C'est difficile de mettre cela en mots correctement, parce que cela défie vos définitions habituelles de l'identité pour lesquelles on est soit un soit deux mais pas les deux en même temps.

Vous êtes donc deux en route pour votre voyage, un long voyage qui traverse de nombreuses expériences. Vous avez toutes deux fait l'expérience des extrêmes de la dualité, pour découvrir graduellement que votre essence ne réside pas dans la dualité mais en-dehors d'elle, dans ce qui lui est sous-jacent. Sitôt que vous devenez conscients en profondeur de cette unité sous-jacente, votre voyage de retour commence. Petit à petit, vous avez le sentiment d'être moins attachés aux choses externes telles que le pouvoir, la célébrité, l'argent ou le prestige. Vous comprenez de plus en plus que la clé n'est pas dans ce que vous vivez mais dans la manière de le vivre. Vous créez vous-mêmes votre bonheur ou votre malheur selon votre état d'esprit. Vous découvrez la souveraineté de votre conscience.

Une fois que vous serez passés par tous les hauts et les bas de la dualité, il y aura un moment où vous rencontrerez à nouveau votre âme jumelle. Dans l'énergie et l'apparence de votre âme jumelle, vous reconnaîtrez une part très profonde de vous-mêmes, votre essence au-delà de la dualité et, grâce à cette reconnaissance, vous commencerez à mieux vous comprendre et à devenir conscients de ce que vous êtes en réalité. Votre jumelle est un cadre de référence pour vous, elle vous transporte au-delà des croyances limitées à votre sujet que vous avez absorbées lors de cette vie et des précédentes. Vous vous en libérez en voyant ce reflet de vous en votre jumelle ; c'est comme un rappel et ça n'a rien à voir avec la dépendance émotionnelle. Votre rencontre fait de vous deux individus plus forts et plus conscients, qui expriment leur créativité et leur amour sur la terre. Cela accélère votre voyage de retour et vous aide à passer à un niveau d'unité plus élevé, tout en gardant et en exprimant votre « je », votre individualité unique.

Ultimement, nous sommes tous Un. Nous sommes soutenus par une énergie universelle en chacun de nous. Mais en même temps, il y a une individualité en chacun de nous. L'âme jumelle est jusqu'à un certain point le lien entre l'individualité et l'unité. C'est comme un marchepied vers l'unité. Si vous vous connectez avec votre âme jumelle consciemment et matériellement, vous allez générer la création de quelque chose de neuf : une troisième énergie née de leur action combinée. Cette énergie aide toujours à renforcer l'esprit d'unité à une échelle plus grande que les deux. Parce qu'elles sont sur leur chemin de retour au Foyer, les âmes jumelles se sentent inspirées à ancrer les énergies d'amour et d'unité sur la terre et elles le font d'une manière qui s'accorde avec leurs talents et leurs aptitudes uniques. C'est de cette manière que l'amour des âmes jumelles construit un marchepied entre « être un » et « être Un ».

Il y a un lien intérieur très profond entre les âmes jumelles mais cela n'altère pas le fait qu'elles soient des unités complètes en elles-mêmes. Leur réunion génère de l'amour et de la joie et leur rencontre renforce la créativité et la réalisation de soi. Elles se soutiennent mutuellement sans tomber dans les pièges de la dépendance émotionnelle ou de l'addiction. L'amour entre les âmes jumelles n'est pas là pour rendre chacune complète, mais pour créer quelque chose de neuf : au lieu que les deux deviennent un, les deux deviendront trois.

La guérison de la douleur de naissance cosmique

Vous rencontrerez votre âme jumelle à un moment donné. S'il vous plaît, que cette connaissance soit suffisante pour vous. N'essayez pas d'élaborer des espoirs et des attentes qui vous éloignent de l'ici et maintenant. Ce qui est important en ce moment, c'est que vous réalisiez pleinement que l'amour et la sécurité que vous désirez ardemment sont présents en vous. La clé est de réaliser que cette acceptation absolue ne peut jamais vous être donnée par quelqu'un d'autre, pas même par votre âme jumelle.

Non seulement dans les relations amoureuses, mais aussi dans les relations parent-enfant, existe la tentation de trouver l'unité absolue ou la sécurité en l'autre. Pensez à un parent qui secrètement, veut que son enfant réalise tous les rêves que lui-même n'a pas réalisés, ou à un enfant qui, une fois adulte, continue à s'accrocher à ses parents et les considère comme son havre de sécurité absolue.

Il est important de comprendre les dynamismes et les motivations sous-jacents dans vos relations et de les guérir à la lumière de votre conscience. Votre nostalgie cosmique ne va pas être guérie par une relation. Vous seuls pouvez le faire, par la pleine réalisation de ce que vous êtes, en réalisant votre lumière, votre beauté et votre divinité. Telle est la destination de votre voyage.

Vous ne retournerez pas non plus à l'état d'unité d'où vous êtes partis. La couverture d'amour d'où vous êtes nés constituait votre stade embryonnaire. Maintenant, vous devenez des dieux en pleine maturité. Vous allez créer un champ d'amour et de sécurité absolue à partir de votre coeur et permettre à d'autres de partager cela sans conditions. C'est l'essence de Dieu : l'amour inconditionnel qui rayonne, crée et chérit sans agenda ni calculs.

J'aimerais vous demander maintenant de rester en silence quelques instants et de ressentir votre « je », votre être unique en vous-mêmes. Si vous êtes entourés de gens, alors ressentez très fortement votre « je » pendant quelques instants. Inconditionnellement, vous êtes cette part de Dieu. Ce n'est pas quelque chose qui peut vous être ôté, c'est une présence indéniable qui EST.

Et maintenant, ressentez comme ce fait indéniable de votre « présence-Je » peut être une source de joie et de force pour vous. Dites oui au miracle de votre être et étreignez-le. Oui, je suis je. Je suis séparé et unique, mon être personnel. Je peux me relier profondément aux autres, mais je reste aussi toujours un « je ». Vous pensez peut-être que derrière cela, il y a de la solitude et de la désolation mais s'il vous plaît, allez au-delà de ces pensées et ressentez la puissance et la vitalité en vous. Si vous dites oui réellement à votre individualité, vous faites l'expérience de la confiance en vous. Sur cette base, vous allez créer des relations affectueuses et la solitude et la désolation disparaîtront.

Lorsque vous êtes envahis par des sentiments de solitude et de désolation, prenez votre enfant intérieur dans vos bras. Voyez la blessure en cet enfant. Il rêve de la sécurité absolue qu'il a connue un jour lorsqu'il était un foetus. Il veut voir cette sécurité se refléter sur le visage de votre partenaire, sur celui de votre enfant, sur celui de votre mère ou de votre père, sur celui de votre thérapeute. Montrez alors votre visage à cet enfant. Vous avez pour lui le visage d'un ange. Vous seuls pouvez guérir cet enfant de la manière la plus absolue dont vous puissiez rêver. Ni moi, ni aucun « maître » n'est capable de faire cela pour vous. Nous ne pouvons que vous montrer la direction. Vous êtes les sauveurs de vous-mêmes.

Enfin, j'aimerais vous inviter à ressentir notre assemblée pendant quelques instants. Même si vous n'êtes pas physiquement présents et que vous lisez ce texte, ressentez notre communion. Ne vous concentrez pas sur votre « je » maintenant, mais sur le fait que nous sommes ensemble, d'une manière libre et sans effort. Ressentez l'énergie, ressentez ce qui nous rassemble. C'est une aspiration à être complets. Imaginez maintenant que nous soyons environnés par l'énergie la plus puissante qui existe, l'énergie de vos Sois éveillés, l'énergie de l'ange qui est en vous. Respirons dans cette énergie et prenons une minute pour ressentir profondément sa puissance.

Merci pour votre présence.


© Pamela Kribbe 2006

http://www.jeshua.net/fr/

Abandon et contrôle - Trouver et suivre sa passion dans la vie

18 Mars 2007

Traduction Christelle Schoettel.


Chers amis,

Je vous parle à partir du cœur de la conscience du Christ. Je suis Jeshua, mais pas seulement cette personnalité particulière qui a vécu sur Terre voici 2000 ans. Ici, je représente plus que cela. Je représente l’énergie du Christ qui vit et vibre en chacun de vos cœurs. Celui qui parle ici maintenant représente donc aussi votre propre énergie et vibration, c’est votre aspiration sincère qui est transformée en paroles dans cette pièce où nous sommes assis. Etre ainsi réunis n’a pas seulement pour objet de donner une conférence. C’est une assemblée et une célébration de l’ère nouvelle. L’éveil d’une nouvelle conscience semble parfois bien lointain. Il semble y avoir tant de dysharmonie et de conflits dans votre monde autant qu’en vous-même. Pourtant, cet éveil a commencé. Une nouvelle dimension de conscience prend naissance en ce moment-même, et après un long processus de préparation, prendra peu à peu racine et répandra une vague d’illumination sur toute la Terre. Vous prenez tous part à cette vague nouvelle de conscience, porteuse d’éveil, qui investit la Terre en ce moment. Pour de multiples raisons, vous êtes cette vague d’énergie.

« Abandon et contrôle » est un sujet important dans ce processus d’éveil spirituel, tant au niveau individuel que collectif. Au niveau politique, les dirigeants se trouvent souvent confrontés à cette question. Il est encore très difficile d’avoir une tâche politique et de prendre des décisions à partir du cœur. La politique n’y semble pas encore prête. Néanmoins, la seule voie pour sortir des grands conflits actuels sur Terre est de s’abandonner à la sagesse du cœur, la seule opportunité de résoudre ces conflits de façon pacifique. La prise de conscience universelle de l’interconnexion et de l’unité possibles entre les peuples de races, de religions et de cultures très différentes est la base de la paix mondiale. La reconnaissance mutuelle de l’appartenance à l’espèce humaine en dépit des dissemblances extérieures grandit parmi la population mondiale, et elle est stimulée par votre technologie moderne d’information, grâce à laquelle les distances spatio-temporelles diminuent. En même temps, cette croissance vers une compréhension mutuelle est menacée par les vieilles notions de « nous » et « eux », fondées sur la peur. Penser en termes de bien et de mal, de vrai et de faux, nous et eux, perpétue les hostilités anciennes et alimente en grande partie l’effervescence émotionnelle. Ces notions de division sont encore utilisées par les politiciens pour maintenir leur pouvoir. Toutefois, ce qui détermine en fait la réalité au niveau politique c’est vous en tant qu’individu. La politique reflète la conscience de la majorité des individus qui sont ensemble. C’est par la prise de conscience de nombreux individus indépendants ensemble qu’un nouveau niveau de conscience voit le jour. Plutôt que demeurer au niveau politique, j’aimerais parler maintenant du niveau individuel, auquel vous oeuvrez tous pour intégrer l’énergie du cœur dans votre vie et où vous êtes tous confrontés à cette question d’abandon et de contrôle.

A présent, je vous demande de ressentir simplement l’énergie de l’abandon, telle qu’elle est collectée ici aujourd’hui et s’écoule de vos cœurs. Vous avez tous cette aspiration à la libération et à la confiance inhérente à l’abandon, au lâcher-prise. Mais souvent, vous ne savez pas encore comment intégrer cette énergie dans votre vie quotidienne.

Quelle est l’origine du contrôle dans votre vie ? Par « contrôle » j’entends : vouloir exercer un pouvoir sur la vie, la forcer à s’écouler selon vos désirs, ce que vous percevez comme étant juste et vrai. Pourquoi avez-vous l’intention d’exercer un contrôle sur votre vie, et vivre ainsi en permanence dans l’inquiétude et les tensions ? L’origine du contrôle est la peur, qui est profondément enracinée dans la structure de votre vie : la façon dont vous avez été élevé, votre éducation et la société. Les mécanismes de contrôle sont partout présents et vous ont été enseignés comme de bonnes habitudes.

En apparence, vous êtes une personne sensée et rationnelle si vous voulez avoir le contrôle sur votre vie et l’organiser selon cette optique. L’abandon et l’imprévu instillent en vous une impression de peur. Vous associez l’abandon avec la résignation, ne pas savoir quoi faire, être submergé par un tourment émotionnel ou une crise. C’est là une conception très limitée de l’abandon, née de la peur d’une conscience basée sur l’ego. Il existe une notion beaucoup plus positive de l’abandon, celle qui caractérise un style de vie, une manière d’être, qui consiste à vivre sa vie en toute confiance, sans avoir besoin de la contrôler, de la forcer ou de la manipuler.

L’ego désire plus que tout garder le contrôle parce qu’il est terrifié. Il s’identifie avec des images qui ne proviennent pas de l’âme mais vous sont fournies par le monde extérieur. L’ego est dans une course permanente pour préserver l’image de lui-même, que ce soit celle d’un homme d’affaires prospère, d’une mère de famille dévouée ou d’un bon thérapeute.

Il veut maintenir cette image pour garder le contrôle sur les pensées que les autres ont à son sujet. Il y a malgré tout des moments où l’ego échoue et perd, ce qui est le cas lorsque vous êtes surmené ou malade ou que votre relation se brise. L’ego considère de telles crises qui vous forcent à lâcher prise et vous abandonner comme des coups mortels. Il associe donc « abandon » avec « crise ». Il vit une alternance continuelle de contrôle et de crise. Souvent, dans les moments de vraie crise, vous êtes invité à regarder le trésor caché à l’intérieur. Il y a toujours un élément positif qui se cache dans la crise, qui vous invite à vous rapprocher de votre cœur. De cette façon, la vie vous amène à vous rapprocher de vous-même, de votre sagesse et de votre connaissance intérieures, même si vous vivez selon les dictats de l’ego. Car il y aura toujours dans votre vie des situations qui vous mettront au défi de vous soumettre tôt ou tard. La vie vous offre toujours des opportunités de choisir l’abandon comme style de vie. Vous connaissez bien cela. Vous connaissez tous ces moments d’abandon après une crise, ces moments précieux de clarté et de présence consciente, où vous réalisez que vous êtes porté par le flux d’un souffle divin invisible. Vous réalisez que ce flux divin de vie veut le meilleur pour vous, et que vous pouvez lui faire confiance, même s’il ne vous apporte pas nécessairement ce que vous attendiez. Ce dont vous rêvez tous c’est de vivre selon cette conscience plus élevée de façon plus permanente ; d’incorporer cette manière d’être dans votre vie quotidienne, sans avoir à y être poussé par une crise profonde ou par désespoir. Vous rêvez tous d’adopter l’abandon comme style de vie.

Vous êtes tous des guerriers usés. Vous avez fait une longue route. Parfois, vous vous sentez très vieux et fatigués, mais il est plus juste de dire que vous êtes fatigués de ce qui est vieux. Vous êtes à la recherche d’une manière d’être sans effort, inspirante, légère et fluide. La clé est de ne pas vous vider de votre énergie dans vos relations, votre travail ou ailleurs, au point de vous effondrer et que la crise vous force à vous abandonner. Faites un pas en avant, ou plutôt, en arrière, et focalisez-vous sur un style de vie qui est toujours caractérisé par le lâcher-prise, la confiance et l’abandon. S’abandonner signifie : ne pas se battre, ne pas résister, mais au contraire accompagner le flux de la vie, être confiant que la vie vous offrira précisément ce dont vous avez besoin. Que vos besoins sont connus et seront comblés. Acceptez ce qui est dans votre vie en cet instant et soyez-y présent. Je souhaite vous parler de ce mode de vie, car votre aspiration est profonde et sincère. C’est une aspiration spirituelle qui vient de votre âme, le flux divin en vous.


Les blocages sur le chemin de l’abandon : trois faux dieux

D’une part, vous désirez mettre bas vos masques et vivre ouvertement selon le plan initial de votre âme. Vous aspirez à la sincérité, à l’honnêteté, à l’amour et à la connexion. D’autre part, mettre bas ces masques est très difficile pour vous. Vous avez grandi avec des croyances et des structures qui se sont enracinées dans votre psyché et qui vous empêchent de vous connecter à votre âme. En particulier, j’aimerais vous signaler trois idoles ou faux dieux vers lesquels vous vous tournez souvent pour vous guider mais qui en réalité vous éloignent de votre centre, de l’ équilibre nécessaire pour que vous viviez dans l’abandon à ce que vous êtes réellement.


La première idole : Dieu, en tant qu’autorité supérieure

Le premier faux dieu est Dieu lui-même, c’est-à-dire, Dieu conçu comme seigneur et maître de la création. Ce type de Dieu est une construction humaine, une image de Dieu qui a influencé votre culture en profondeur. Vous êtes nombreux à penser que vous avez laissé tomber cette image traditionnelle de Dieu. Vous dites que vous ne croyez plus en un Dieu qui juge et punit, qui se tient loin au-dessus de vous et garde un registre de vos réussites et de vos échecs tel un maître d’école. Vous dites que vous croyez en un Dieu d’amour, qui vous pardonne toujours, qui vous chérit et vous encourage. Cependant, ce vieux Dieu est encore très vivant dans la façon rigide et dépourvue d’amour avec laquelle vous vous traitez vous-même ! Ne vous dites-vous pas souvent que vous avez échoué, que vous avez tort, que vous auriez dû progresser davantage, que ce soit dans vos relations, votre travail ou la spiritualité. Vous vous torturez avec des idées telles que : Je ne vis pas à la hauteur des attentes de Dieu, je déçois mes guides spirituels ou mon Soi, j’ai raté ma mission, je n’apporte rien de significatif au monde.

Vous êtes nombreux à penser, en secret, qu’il y a un ordre supérieur auquel vous êtes supposés répondre ou obéir. Que ce soit une mission de l’âme ou un chemin de vie qui a été tracé pour vous, une hiérarchie spirituelle qui a une tâche pour vous, ou un guide spirituel qui vous dit quoi faire ou bien où aller, dans tous les cas, vous croyez en l’existence d’une autorité supérieure, d’un niveau supérieur à vous, qu’il vaut mieux écouter. Mais aussitôt que vous croyez en une autorité en-dehors de vous, capable de vous offrir des directives sur ce que vous devez faire dans votre vie, nous sommes de retour au Dieu traditionnel. Selon cette image, il y a un niveau de vérité auquel les choses sont fixées et déterminées et tout ce que vous pouvez faire est de vivre ou non selon lui. C’est une fausse image.

Certainement, lorsque vous naissez, il y a des intentions dans votre âme pour cette vie à venir. Appelons-les votre but supérieur, mais il n’a pas été conçu par quoi que ce soit en-dehors de vous-même. C’est vous-même qui l’avez choisi et il est né de vos désirs et de vos souhaits. Les évènements de votre vie qui sont préderminés – dans le sens de leur probabilité, car rien n’est jamais fixé complètement – ont été créés et choisis par vous. Vous pouvez vous connecter à votre chemin de vie ou à votre inspiration supérieure à chaque instant en vous mettant à l’écoute de vos sentiments, de la voix de votre cœur, de vos aspirations les plus profondes. Je vous conseillerais de ne pas trop écouter les doctrines spirituelles catégoriques sur la façon dont vous devriez vivre. Soyez à l’écoute de la soi-disant partie inférieure de vous-même : les émotions puissantes qui se manifestent dans votre vie quotidienne. A travers ces émotions, l’âme essaye de vous atteindre et de vous dire quelque chose.

Si vous souhaitez connaître ce que votre âme veut vous dire en cet instant, regardez les émotions qui sont récurrentes dans votre vie, celles qui vous absorbent le plus. Regardez-les de façon bienveillante et honnête. N’accusez personne d’autre de vos émotions, ne prêtez pas attention à des causes en-dehors de vous, voyez-les comme des résultats de vos choix. Par exemple, si vous êtes souvent en colère et contrarié(e), d’où cela provient-il ? De quoi manquez-vous ? Que vous dit la colère ? Quel message se cache derrière elle ? Est-ce le fait de ne pas être reconnu ou estimé par les autres ? Avez-vous peur de leur montrer qui vous êtes, peur de soutenir votre vérité ? Cachez-vous souvent vos sentiments et est-ce difficile pour vous de définir clairement vos limites ? Souvent, à travers la colère, c’est un vrai message qui crie vers vous : une aspiration à être qui vous êtes, à montrer au monde l’ énergie originelle de votre âme. Si vous reconnaissez l’aspiration de votre âme à travers la colère, vous voyez votre soi angélique briller à travers votre enfant intérieur.

L’ange en vous est le soi supérieur qui veut se connecter avec la réalité physique, incarner et faire briller sa lumière sur la réalité terrestre. C’est la part de vous qui connaît. Votre enfant intérieur est la passion de la vie elle-même : c’est le désir, l’émotion et la créativité. C’est la part de vous qui expérimente. La part « enfant » en vous est votre soi inférieur. L’enfant intérieur est une source de joie et de créativité, s’il vit en harmonie avec l’ange intérieur. Mais s’il se détache de la caresse de l’ange et s’il part à la dérive, c’est la source des émotions qui devient sauvage. La colère va se transformer en haine et en vengeance. La peur va se pervertir en défensive, névrose et frustration. La tristesse va se détériorer en dépression et en amertume. Les émotions originelles sont des messages indicateurs de votre part qui expérimente. C’est l’enfant qui, à travers ces émotions, tend les bras vers l’ange qui est en vous. Les émotions expriment l’expérience pure, in-connaissante. Elles sont l’expression d’une incompréhension. C’est en connexion avec l’ange que les émotions peuvent être saisies en tant qu’indicateurs et comprises. Ainsi, les émotions deviennent des instruments de transformation et d’exploration : le soi inférieur enrichit et comble le soi supérieur car il fournit à la part connaissante un contenu ressenti. L’ange en vous devient vivant et fait l’expérience d’une joie profonde s’il lui est permis d’illuminer l’enfant. Et si le soi supérieur resplendit de cette façon, votre corps émotionnel s’apaise et s’équilibre. Le fruit de cet accord entre l’ange et l’enfant est une connaissance intérieure intuitive qui peut imprégner votre vie de lumière et d’aisance.

Les principes supérieur et inférieur en vous, l’ange et l’enfant, forment un tout organique et significatif. Ces notions de « supérieur » et « inférieur » ne sont donc pas vraiment justes. Il s’agit davantage d’ un jeu joyeux entre connaître et expérimenter. Ce sont leurs effets combinés qui mènent à une véritable sagesse incarnée (le contraire d’une sagesse théorique).

Pour trouver une direction au sujet de votre vie à l’instant présent, le mieux que vous puissiez faire est de vous adresser à votre enfant intérieur. En lui donnant l’attention dont il a besoin, vous l’entourez de votre conscience supérieure, la caresse de l’ange. Pour illustrer cela, revenons à l’exemple ci-dessus dans lequel je parlais de la colère et de l’irritation. Une fois que vous êtes connecté à cette émotion et que vous la considérez comme un enfant, vous pouvez inviter l’enfant à venir vers vous. Vous pouvez lui demander ce qui le contrarie et de quoi il a besoin de votre part pour guérir. Laissez l’enfant vous répondre et permettez-lui de s’exprimer très clairement. Imaginez-le vous parler de manière vivante, avec sur son visage une expression distincte et un langage du corps très clair. Peut-être est-il en train de vous donner des réponses spécifiques, telles que « Je veux que tu quittes ce travail » ou « Je veux prendre des cours de danse », ou elles peuvent être plus générales, comme « J’ai besoin de jouer et de me détendre davantage » ou « Je ne peux pas être toujours gentil(le) ». Prenez la réponse au sérieux et vivez le plus possible selon elle. Il se peut que vous ne puissiez pas faire tout de suite ce que votre enfant intérieur désire, mais vous pouvez faire un pas dans cette direction et peu à peu réaliser vos aspirations. Si vous étreignez l’enfant en colère, effrayé ou triste en vous dans un geste d’amour et d’acceptation, il est touché par l’ange en vous et le résultat, c’est que votre âme vous parle. Commencez par les émotions, trouvez la véritable aspiration derrière ces émotions, et trouvez une façon de les réaliser peu à peu.

Dans ce tableau que je vous dessine de l’ange et de l’enfant intérieurs, il n’y a pas de place pour une figure de Dieu autoritaire. Le supérieur et l’inférieur se complètent l’un l’autre dans une relation ouverte, en évolution dynamique. L’ange ne dicte rien à l’enfant et l’enfant n’a pas autorité sur l’ange. C’est dans leurs effets combinés que vous découvrez ce qui est juste pour vous à l’instant présent.

Vous trouverez les buts de votre vie à travers cette connexion intime entre l’ange et l’enfant. Dans cette connexion, vous découvrez ce qui vous motive réellement. Aucune autorité en-dehors de vous ne peut remplacer cette connexion, ou l’accomplir pour vous. Un enseignant ne peut que vous indiquer ce lieu sacré, où vous pouvez permettre à l’enfant intérieur d’être chéri et inspiré par l’ange en vous. En ce lieu, vous trouvez qui vous êtes et quelle est votre passion. Des directives générales sur la façon de vivre une vie spirituelle sont presque toujours inadéquates, ou du moins de nature non-universelle. La vérité est sans-forme. Chaque créature a sa propre forme, sa propre façon de vivre la vérité. C’est cela le miracle de l’essence unique de votre âme. Les vrais enseignants spirituels ne donnent pas de directives sur les choses à faire et ne pas faire, telles que ne pas manger de viande ou méditer deux heures par jour. Un vrai enseignant sait qu’il s’agit pour vous de trouver votre propre vérité, en profonde communion avec vous-même. Les enseignants peuvent indiquer ce qui leur a été utile sur leur chemin, mais ils n’en feront pas une règle ni un dogme.

Si vous observez la façon dont Dieu a été décrit dans la plupart de vos traditions religieuses, c’est exactement ce qui s’est produit. La plupart sont des traditions de peur et d’abus de pouvoir. Le besoin de règles strictes et de dogmes ainsi que la tendance à des organisations hiérarchiques montrent toujours que la peur et le pouvoir sont à l’œuvre. Cependant, la même chose se produit aussi dans la spiritualité « nouvel âge ». Prenez par exemple les nombreuses prédictions et théories spéculatives qui circulent actuellement. Si vous suivez cela sans consulter vos propres sentiments que cela vous inspire, vous pouvez vous sentir en insécurité et commencer à vous demander : « Est-ce que j’agis correctement ? », « Et si je manquais le bateau ou le vaisseau spatial en 2012 ? »ou « L’état de mes chakras est-il assez pur pour entrer dans la 5ème dimension ? ». Ce type de questions n’est certes pas utile à votre croissance intérieure. Je vous le demande : tournez-vous vers vous-même. Ne vous focalisez pas sur le mouvement des planètes et des étoiles, les changements climatiques, ou les jugements d’un maître ascensionné pour déterminer votre niveau de réalisation. Vous êtes le centre de votre univers, la référence et la pierre de touche de votre monde. Il n’y a pas de Dieu en-dehors de vous qui sache mieux que vous ou qui détermine les choses pour vous. Non seulement le Dieu que vous aviez auparavant projeté en-dehors de vous réside en vous, mais ce Dieu n’est pas non plus omniscient. Ce principe divin en vous et dans toute la création est une force joueuse qui grandit et évolue selon des parcours ouverts et imprévisibles.

Dans ce tableau, ce qui est inférieur a une raison indubitable d’exister : c’est le carburant de la croissance et de l’accomplissement. La lumière et l’obscurité ont leur propre rôle à jouer et c’est dans l’acceptation des deux que vous obtiendrez l’illumination. Tendre vers la lumière d’une façon unilatérale, ignorer ou combattre l’obscurité, ce à quoi aspirent certains groupes spirituels, crée un déséquilibre et une résistance subtile (ainsi que du mépris) pour la vie terrestre.

Faire les choses de travers, faire des erreurs, est très bien. Cela peut même vous apporter plus de croissance que d’essayer d’éviter les erreurs. Dans les mauvaises choses, la graine de lumière est latente. C’est seulement en faisant l’expérience du mauvais à partir de l’intérieur que vous pouvez faire l’expérience du bon comme étant beau, pur et vrai. Vous ne pouvez pas faire cette expérience à partir de l’extérieur. Vous, Dieu à l’intérieur de vous, avez plongé en profondeur (dans la réalité matérielle) pour parvenir à connaître à travers l’expérience, et non pour appliquer la connaissance à l’expérience. En ce sens, il n’y a pas grand’chose qui ne soit spirituel. Toute expérience est sacrée et significative. Ne vous laissez pas guider par des règles extérieures, qui vous dictent ce qui est sain, bon et spirituel à faire. La pierre de touche est votre cœur : si vous sentez que c’est juste pour vous, alors c’est bien. Laissez tout le reste.


La seconde idole : les critères et idéaux de la société

Un autre faux dieu qui vous aliène de l’ énergie originelle de votre âme : les critères et valeurs qui contrôlent votre monde social et vous ont été transmis par la façon dont vous avez été élevé(e), votre éducation et votre entourage de travail. De nombreux idéaux de la société sont enracinés dans la peur, dans le besoin de contrôler et de structurer la vie pour qu’elle devienne un terrain de jeu proprement arrangé. De nombreuses règles de conduite ne sont pas tant inspirées par ce que les gens ressentent vraiment ou expérimentent, mais par l’apparence extérieure.

Essayer de vivre selon de tels critères de conduite peut mettre sur vous une grande pression. Pensez à la peur de n’être pas conforme, ne pas être assez beau (belle), ne pas avoir de relations, etc… En vous comparant avec des images irréelles de réussite et de bonheur, votre énergie créatrice se bloque et vous ne vous sentez plus chez vous dans ce monde.

A cause de toutes ces obligations et ces interdits, qui sont devenus comme une seconde peau, vous osez à peine expérimenter votre créativité originelle. Vous avez peur de sortir des sentiers battus. Mais c’est exactement cette énergie originelle de votre âme qui veut s’écouler uniquement de vous, qui est bienvenue sur Terre ! C’est cette part de vous qui est faite pour amener la transformation de la conscience sur Terre dès maintenant.

Vous connecter à vos impulsions créatrices et les exprimer selon votre façon unique exige souvent que vous vous déviiez des objectifs et des idéaux de la société. Il se peut que votre rythme naturel d’exploration de vous-même puis d’expression de ce que vous êtes au niveau matériel ne coïncide pas avec le schéma de la société, comment et quand accomplir certaines choses dans sa vie. Il se peut que vous passiez par un long processus pour vous connaître en profondeur, en ne produisant ou n’accomplissant rien au niveau extérieur. Bien que cela puisse sembler inefficace ou synonyme d’échec pour les gens, vous pouvez œuvrer ardemment au niveau intérieur et découvrir plein de choses précieuses à votre sujet. Prenez votre temps pour découvrir qui vous êtes, où votre énergie physique vous mène, et pour intégrer cela à votre être émotionnel et physique. Ne prêtez pas attention à la réussite extérieure. Focalisez-vous sur ce qui vous semble bon et juste, ce qui vous fait vous sentir détendu et inspiré. Si vous trouvez ce mode de vie, et faites l’expérience de la paix et du calme à l’intérieur, vous entrerez très facilement en contact avec l’énergie originelle de votre âme.

Les gens ont très peur de ce que la société exige et attend d'eux. Le plus étrange est que la société en tant que telle n'existe même pas. Nous avons en fait plein de gens ensemble, chacun avec ses aspirations sincères et ses peurs enracinées en profondeur. Chacun aspire à être libre, au sens le plus profond du terme: être eux-mêmes en toute simplicité sans peur du jugement des autres. Repensez-y donc, chaque fois que vous prêtez une grande attention à ce que les autres pensent de vous. En fait, vous devenez aussi le pire ennemi de l'autre, puisque en vous conformant à leurs règles et en craignant leur jugement, vous maintenez vivants de faux idéaux et étouffez tous deux encore davantage. Vous devenez la société pour quelqu'un d'autre.

Surtout vous qui êtes les pionniers de l'ère nouvelle, pouvez être un exemple pour ceux qui sont prisonniers de la peur. Vous êtes cet exemple quand vous êtes vraiment fidèle à vous-même, quand vous êtes à l'écoute de vos sentiments, quand vous vivez en accord avec eux et ne tenez pas compte des jugements extérieurs. Ces jugements naissent de la peur, non de l'amour, et ils sont souvent basés sur de vielles règles et codes de conduite dont personne ne se souvient de l'origine. Ces vieux critères de référence qui ne sont plus reliés au coeur humain attendent d'être transformés de l'intérieur par cuex qui osent ouvrir de nouvelles perspectives. La société vous attend. Elle attend des idéaux et des critères de référence inspirés qui aident les gens à se relier à leur coeur et à leurs vrais désirs. Vous apportez votre contribution à la transformation de la conscience collective en étant un exemple d'amour au lieu d'être un adepte de la peur.

Osez convier la part d'enfant joueur qui est en vous. Entrez souvent en contact avec votre enfant intérieur: il sait très bien ce qu'il veut. Souvent, vous ressentez à peine ce à quoi votre coeur aspire et vous avez l'impression d'avoir perdu votre passion. C'est parce que vous ne laissez plus jouer, imaginer et rêver votre enfant intérieur. Quand vous vous mesurez aux codes extérieurs ( ce qui est approprié pour mon âge, mon sexe, le contexte social), vous vous limitez et ne permettez pas à l'enfant, au rêveur et au visionnaire de vous emmener hors de ces limites et de vous relier à votre code intérieur.

Vous êtes tous nés avec une inspiration, un désir de manifester quelque chose sur Terre, à la fois pour vous et pour les autres (« la société »). Vous n'êtes pas venus ici pour vivre dans une tour d'ivoire. Vous faites partie de la conscience collective sur Terre et vous êtes venus ici pour initier et inspirer le changement. C'est cela qui vous rendra heureux et comblés. En vous reliant à votre enfant intérieur et en ressentant à nouveau la magie de cette passion originelle, les limites et les frontières seront levées et vous trouverez votre chemin dans la vie d'une manière plus facile et plus légère. Plus vous vous libérerez de ces faux dieux qui vous font demeurer petits et effrayés, plus votre vie sera basée sur le sens de la liberté et de l'abandon à votre coeur, et plus l'univers vous apportera son soutien et vous donnera les moyens nécessaires pour mener votre passion à sa réalisation.


La troisième idole: avoir pitié des autres et accompagner leur souffrance

Il y a un autre faux dieu que j'aimerais mentionner et qui peut-être vous préoccupe le plus dans votre vie quotidienne. C'est d'avoir pitié de votre prochain, de porter le fardeau avec ceux que vous aimez en souffrant en même temps qu'eux. Bien, vous vous demandez peut-être comment cela peut être une idole. Ne suis-je pas supposé me connecter aux autres, surtout à ceux que j'aime, et les aider si je le peux ? Ce dont je parle est d'une tendance que vous avez à vous connecter si profondément à vos proches que vous êtes entraînés dans leur chagin, leurs problèmes et leurs émotions négatives et que vous perdez contact avec votre propre centre et votre paix intérieure. Cette sorte de pitié et de co-souffrance n'est pas votre tâche, ce n'est pas utile aux autres et ce n'est pas juste d'un point de vue spirituel.

Une grande part de ce que vous appelez une hyper-sensibilité est d'être si ouvert à l'énergie des autres que cela balaie la vôtre. Votre empathie ( c'est à dire la capacité à ressentir les humeurs et les émotions des autres) est dans ce cas insuffisamment équilibrée par la compréhension que ces énergies négatives présentes en l'autre sont les siennes et non les vôtres. Vous n'avez pas clairement conscience que cette négativité joue un rôle viable dans sa vie et qu'il se peut que vous l'éclairiez par votre compassion et votre compréhension, mais que cela ne sert les objectifs de personne si vous souffrez en même temps qu'eux.

Bien sûr, vous aimeriez voir vos bien-aimés mener une vie heureuse et épanouissante (que ce soit votre épouse, votre enfant, votre parent ou ami). Vous souhaitez qu'ils se sentent mieux et que leurs problèmes soient résolus. Toutefois, souvenez-vous que les problèmes sont leurs propres créations. Les problèmes de relations, d'argent, de santé, les désordres psychologiques, reflètent tous des conflits intérieurs enracinés en profondeur dans l'âme. Quelque part les gens veulent faire l'expérience de ces problèmes pour tirer quelque chose au clair. Il se peut qu'ils aient l'air d'être victimes, surtout quand ils tournent en rond de façon répétée. Mais bien souvent cela signifie qu'ils veulent encore faire l'expérience d'un aspect de ce problème de manière plus profonde et ne sont pas encore ouverts à votre aide. Si vous essayez malgré tout de les aider, vous deviendrez rapidement pressant et contrôlant et vous épuiserez vos propres sources d'énergie. A la suite de quoi vous laisserez tomber l'abandon comme style de vie.

En donnant trop ou de manière inappropriée, vous gaspillez de l'énergie et vous vous enchaînez émotionnellement à celui que vous aidez. Cela vous rend dépendant de l'autre pour votre bien-être. Vos énergies émotionnelles se mélangent et c'est l'une des principales causes des pertes d'énergie, de vitalité et de présence consciente. Peu de choses peuvent faire s'effondrer votre énergie aussi facilement qu'un sentiment de devoir, de culpabilité et de responsabilité pour quelqu'un d'autre.

Dans une telle relation d'aide il y a souvent des dérives de pouvoir, même si personne n'en avait l'intention. En donnant trop ou de façon inappropriée, celui qui aide essaye en fait de masquer un vide intérieur qui ne se remarque pas si l'on est préoccupé par quelqu'un d'autre. Aider quelqu'un peut vous amener à vous sentir plus fort et plus assuré. Celui qui capte toute votre attention fait l'expérience que c'est agréable et confortable, et remarque vite qu'il peut vous influencer par ses humeurs et ses émotions. Il sait que si les choses empirent pour lui, vous lui accorderez plus d'attention (car vous voulez tellement qu'il aille bien). Celui qui souffre sait donc qu'il vous tient en son pouvoir et que c'est gratifiant de rester dans le rôle de la victime. Dans une telle relation, une forte énergie d'échange prend place, et cela vous épuisera tous deux, car ce n'est pas en alignement avec ce que désire réellement votre âme. Il n'y a aucune vérité spirituelle dans cette façon de vous réduire l'un l'autre à un rôle très limité. Celui qui aide finira par être frustré car celui qui souffre ne fera pas assez de progrès : ce n'est pas dans son intérêt de changer, car il s'est investi dans le rôle de la victime. Il s'enfoncera encore plus dans ce rôle de victime, jusqu'à en être complètement paralysé. Tous deux se fâcheront et se blâmeront l'un l'autre.

Vous sympathisez et vous sentez désolé pour les gens qui vous entourent. Surtout vous, les artisans de lumière, qui avez une forte impulsion à répandre la lumière et la conscience sur Terre, vous êtes très sensibles à la souffrance des autres. C'est difficile pour vous de voir la souffrance à l'échelle du globe, par exemple dans les régions dévastées par la pauvreté ou la guerre, ou la destruction et la pollution de l'environnement. Mais quand il s'agit de la souffrance qui est proche de vous, dans votre environnement personnel, vous êtes affectés encore plus profondément. Et c'est surtout là que vous êtes mis au défi de reprendre votre pouvoir.

Il est important de réaliser que vous n'aidez pas quelqu'un en vous rapetissant. Vous pensez souvent que si vous absorbez et avalez une partie des émotions de l'autre personne, vous vous reliez davantage à elle et qu'ainsi vous l'aidez. C'est comme si vous partagiez son fardeau. Mais en réalité, en vous chargeant des émotions de l'autre, vous ne faites que doubler le fardeau. L'ombre s'épaissit. En accompagnant la souffrance de l'autre personne, votre énergie se trouve fragmentée et anéantie par la négativité qui est en elle. Vous allez penser que vous n'avez pas le droit d'être heureux (se) en paix et satisfait(e), tant qu'elle souffre. C'est une faute grave. En réalité, c'est le contraire qui est vrai.

Etre vraiment utile à quelqu'un signifie que vous placez votre énergie au service de la solution du problème, et non du problème lui-même. Pour cela, vous avez besoin de grandir plutôt que rapetisser. Plus vous rayonnez de conscience de Soi et d'indépendance, plus vous représentez « l' énergie de la solution », plus vous pouvez apporter à quelqu'un d'autre sans vous épuiser. Si vous souffrez avec eux, en réalité, vous ne faites qu'affirmer le problème. Si vous restez centré et calme, sans entrer en résonance avec les émotions lourdes de l'autre, vous ouvrez un nouvel angle, une nouvelle façon d'envisager le problème. C'est précisément en n'entrant pas en résonance avec l'énergie du problème que vous l'éclairez d'une nouvelle lumière.

Une véritable direction spirituelle ne consiste jamais à résoudre les problèmes des autres. Il s'agit plutôt d'être pour eux une balise de lumière et de présence consciente, qui les met face à leurs problèmes d'une façon qui leur permet de les considérer d'une autre manière. Cela leur renvoie un sentiment de libre-arbitre et de responsabilité. Quelque chose en vous touche leur coeur et les inspire : c'est l'énergie de l'amour. L'énergie de l'acceptation. De cette façon, vous leur offrez « l'énergie de la solution ». Non pas en faisant quelque chose pour eux, mais en étant cela. C'est l'oeuvre de lumière : être vous-même de façon naturelle, en paix avec vous-même et transmettre cette paix aux autres. Le propos n'est pas de porter le fardeau des autres ou de trouver des solutions à leurs problèmes. Il s'agit de porter l'énergie de la solution en vous-même et de la partager avec les autres. C'est le coeur de votre mission sur Terre, le coeur de ce que signifie « apporter la lumière ».

Etre fidèle à vous-même, prendre soin de vous et être à l'écoute de ce que votre intuition vous dit, tels sont les prérequis pour enraciner la fréquence de l'amour sur Terre. C'est ce que votre âme veut pour vous. Chaque fois que vous laissez les autres s'enfuir avec votre énergie, ou bien que vous donnez trop de vous-même par peur ou par besoin de contrôler, une partie de votre lumière est anéantie et vous aurez besoin de récupérer et de vous guérir émotionnellement pour retrouver votre équilibre naturel et votre vitalité. Observez comment cela se produit dans votre vie quotidienne. Si vous vous faites du souci au sujet des autres, comment ils vous perçoivent ou comment vous devriez les aider, vos pensées tournent en rond, les mêmes émotions se répètent et vous êtes pris dans l'ornière de la peur et du contrôle. Souvent, vous avez tendance à faire cadeau de votre énergie car vous pensez que vous améliorez les choses en aidant les gens ou en résolvant leurs problèmes. Mais faites attention : votre contribution sert-elle réellement la solution du problème ou bien l'affirme-t-elle et par conséquent perpétue ce problème ? Demandez-vous si vous ne servez pas en fait une idole au lieu de votre propre lumière intérieure.

Essayer de contrôler les choses semble souvent juste et sensé, mais c'est souvent la peur qui vous force à le faire. Fréquemment, vous vous sentez fatigué et épuisé à cause de tous ces efforts dans différents secteurs de votre vie, mais bien souvent, vous vous y tenez et vous avez l'impression d' être obligé d'y mettre encore plus d'énergie. Vous pensez le devoir à quelqu'un, à une organisation, à la société ou même à Dieu. Mais chaque fois que vous vous sentez émotionnellement épuisé, que vous poussez les choses trop loin, il est vraiment temps de laisser aller et de trouver un espace tranquille pour vous-même. Il est temps de lâcher le monde et de se tourner vers l'intérieur. Faire une coupure et vous relier à votre enfant intérieur est de la plus grande importance pour rester centré et équilibré. En vous reliant à votre enfant, vous éveillez aussi votre ange, le gardien de l'enfant. Vous vous reliez à votre « soi inférieur » et votre « soi supérieur » et en les ressentant à l'intérieur et en étant à leur écoute attentive, vous commencez à percevoir comment ils peuvent jouer ensemble joyeusement. Vous voyez clairement ce que vous avez à faire ou rechercher pour redevenir centré et en paix.


Trouver et suivre sa passion

Chacun naît avec une passion. Imaginez cette passion sous la forme d'une belle rose rouge. Imaginez que, juste avant de naître, vous êtes au bord du ciel, tenant dans votre main cette exquise rose rouge. Bien que vous hésitiez à faire le saut dans le royaume terrestre, et vous vous demandez même avec mélancolie si vous y êtes prêt(e), vous ressentez un feu à l'intérieur de vous, une passion, qui se présente à vous sous la forme de cette rose rouge. Imaginez à présent que vous faites ce saut, vous vous incarnez, vous portez maintenant cette rose en vous, dans votre ventre et votre coeur. Laissez venir à vous l'énergie de la rose. Permettez à votre passion originelle, à votre inspiration, de se présenter à vous, à cet instant. Regardez-la, à quoi ressemble-t-elle maintenant ? Saisissez la première image qui vous vient à l'esprit. La rose a-t-elle l'air un peu triste et fanée ? Ou bien est-elle rayonnante de vie ? Voyez-vous un bouton de rose ou une fleur épanouie ?A-t-elle besoin que vous lui donniez quelque chose à cet instant ? Peut-être plus d'eau ou de soleil, ou plus d'amour et d'attention, ou bien veut-elle changer de lieu, pour un environnement plus nourrissant ? Imaginez que vous lui donniez exactement ce dont elle a besoin, et voyez comment cela vous affecte au niveau intérieur.

La Terre est de couleur rouge, ainsi que le chakra-racine. C'est la couleur de la passion. Vous avez souvent peur de votre propre passion. Vous avez peur de laisser ce flot originel s'exprimer ouvertement dans votre vie, car cela va à l'encontre de ce que la société ou la tradition considère comme étant correct, bon et sensé. Toutefois, en chacun de vous il y a une passion originelle et une inspiration qui est la source-même de votre existence ici et maintenant. Vous ne pouvez pas réellement être comblés et inspirés tant que vous ne permettez pas à cette énergie de traverser votre vie et de la guider. L'essence de l'abandon en tant que style de vie est que vous vous abandonniez à vous-même, à la passion de votre âme, l'inspiration qui a bercé votre vie actuelle.

Voici quelques pistes pour reconnaître si vous êtes connecté à la passion de votre âme :

1- Se sentir inspiré(e)- quelle que soit la direction, c'est là où vous avez besoin d'être

Adopter l'abandon comme style de vie signifie que vous vous laissez guider par ce qui vous inspire vraiment. L'abandon n'est pas une énergie passive. En vous abandonnant à ce qui vous motive et vous inspire réellement, vous ouvrez la porte à un flux d'énergie actif et vivant. Pour découvrir ce flux pour vous-même, vous avez besoin de découvrir avec quelle sorte d'activités votre énergie se met en mouvement de façon naturelle. Quelles sont les choses qui vous rendent heureux(se) et en paix ? Dans quelles sortes d'occupation ou d'exercice sentez-vous que les choses bougent sans effort et avec grâce ? Quelle est l'essence de ces choses ou activités ? Ressentez ce qu'elle est sachez qu'il peut y avoir une grande variété de moyens pour que cette essence prenne corps et forme.

2- Etre fidèle à sa propre nature - Vous faites naturellement ce à qoi vous êtes bon

Pour reconnaître votre passion, vous avez besoin de réaliser qu'il y a toujours quelque chose qui vous est très naturel. C'est quelque chose, une activité, une occupation ou une forme d'expression qui vous attire, vous intéresse et que vous aimez poursuivre. C'est quelque chose qui vous est familier et naturel, presque évident de votre point de vue. Pour amener à sa réalisation votre don naturel, vous aurez peut-être à développer certaines compétences ou à suivre un programme éducatif, mais cela vous sera relativement facile et joyeux. Votre passion s'accorde avec vos talents et vos capacités. Elle implique des activités pour lesquels vous êtes doué(e) dès le départ.

3- Maintenir des frontières claires et oser dire « non » - Vous prendre au sérieux

Vous êtes dans le flux de l'abandon à vous-même si vous vous prenez suffisamment au sérieux pour dire non aux choses et aux gens qui inhibent ou obturent ce flux. Vous pouvez suivre votre passion seulement si vous osez dire non à ce qui ne vous convient pas ou que vous ne sentez pas bon pour vous. Vous abandonner à vous-meme, votre unique inspiration, implique que vous soyez parfois précoce et rebelle, à part, faisant confiance aux messages de votre coeur même si les gens disent que vous êtes stupide ou imbécile. C'est de la loyauté envers vous-même. Osez être noble, osez faire la différence ! Vous savez, il n'y a pas d'autre alternative. L'autre alternative, c'est que votre flot naturel d'inspiration stagne et s'assèche et que vous commencez à vous sentir frustré(e), vide, en colère et insatisfait(e). Si vous ne faites pas le choix en faveur de vous-même, vous le faites contre vous. L'énergie de la rose, votre passion, se retire et cela crée des problèmes psychologiques tels que la solitude, la détachement et finalement la dépression. Par conséquent, osez dire non, osez délimiter votre espace par des frontières claires. N'ayez pas peur de passer pour égoïste selon les critères des faux dieux.

4- Patience et rythme : Allez-y pas à pas

Si vous êtes connecté à l'énergie de votre âme, à votre inspiration, elle vous ouvrira un chemin dans votre vie quotidienne. Des opportunités ( sous la forme de gens ou de situations que vous rencontrez) viendront à vous selon une fréquence et un rythme qui vous conviennent. Si vous voulez vous accorder à ce flux de manifestation, restez dans le présent et allez-y pas à pas. Essayez de ne pas courir au-devant de toutes les choses qui ont besoin de se produire pour réaliser vos rêves et votre passion. La vie prend soin de vous, vous n'avez pas besoin de prendre soin d'elle. Ressentez simplement votre passion et confiez-la aux mains de Dieu en vous. Laissez l'ange qui est en vous garder et veiller sur les rêves et les aspirations de votre enfant intérieur. Abandonnez-vous et ayez confiance !

Je vous remercie d'être ici aujourd'hui. C'est un grand plaisir d'être avec vous et souvenez-vous que le « je » qui dit cela représente aussi pour une grande part votre propre énergie. C'est votre propre énergie qui vous fait signe et vous invite : Osez vivre, osez être qui vous êtes !

Pamela Kribbe, 2007 - Traduction: Christelle Schoettel

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